Un homme du village de Neguá, sur la côte colombienne, a pu monter au ciel.
Au retour il a dit qu'il avait pu regarder depuis l’au-delà, la vie humaine. Et il a dit que nous sommes une mer de petits feux.
« C’est ça le monde. Beaucoup de gens, une mer de petits feux. »
Chaque personne elle-même brille parmi tous les autres. Il n'y a pas deux feux égaux. Il y a des grands feux et des petits feux et des feux de toutes les couleurs.
----- Eduardo Galeano, Le livre des étreintes.----
Après plusieurs mois de travail, Quilombo Films vient de créer le réseau de diffusion de documentaires « Feux d’Amérique Latine » qui a pour volonté de faire découvrir au plus grand nombre la réalité latino-américaine actuelle par le biais de ses nouvelles images documentaires.
Ce projet culturel souhaite ouvrir des nouveaux horizons dans le panorama audiovisuel français afin de permettre aux réalisateurs et réalisatrices latino-américain(e)s d’échanger avec un public européen et de montrer ainsi les enjeux stratégiques et les problématiques majeures (culture, société, histoire, politique…) auxquelles leurs pays sont confrontés.
Des films exigeants faits par des cinéastes de la région constituent notre base de données ; du Rio Bravo à La Patagonie.
D’ores et déjà, nous disposons des bureaux d’accueil de projets dans les pays suivants :
Mexique, Colombie, Brésil, Argentine, Paraguay, Venezuela et Cuba.
Plus d’info: quilombofilms@hotmail.fr
Société de production et distribution spécialisée dans le documentaire. quilombofilms AT hotmail.fr // 3 3 (0) 6 7 4 9 6 9 9 4 0
Jours de poussière
En février 2010, le président du Niger, M. Mamadou Tandja était renversé à la suite d'un coup d'état perpetré par les militaires. Il s'agissait du quatrième coup d'État militaire depuis l'indépendance du pays en 1960. La Constitution a été suspendue, et toutes les institutions qui en dépendaient ont été dissoutes.
Riche en matières premières, le Niger représente un enjeu stratégique pour des pays comme la France et la Chine. En effet, avec 7,5 % de la production mondiale, il est l’un des premiers producteurs d’uranium. Ce pays, hélas, occupe la dernière place au classement de l’indice de développement humain (IDH) effectué par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) sur 182 pays membres de l’ONU.
Ces jour-là, le 17 et 18 février, resteront dans nos mémoires comme des Jours de poussière, essai filmique de Jérémie Reichenbach qui vient d'obtenir une aide à la postproduction d'un montant de 10 000 euros, soutien du département 93 à travers le dispositif "L'aide au film court en Seine-Saint-Denis".
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Riche en matières premières, le Niger représente un enjeu stratégique pour des pays comme la France et la Chine. En effet, avec 7,5 % de la production mondiale, il est l’un des premiers producteurs d’uranium. Ce pays, hélas, occupe la dernière place au classement de l’indice de développement humain (IDH) effectué par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) sur 182 pays membres de l’ONU.
Ces jour-là, le 17 et 18 février, resteront dans nos mémoires comme des Jours de poussière, essai filmique de Jérémie Reichenbach qui vient d'obtenir une aide à la postproduction d'un montant de 10 000 euros, soutien du département 93 à travers le dispositif "L'aide au film court en Seine-Saint-Denis".
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Films en développement
Quand passe le train (26 minutes)
Chaque jour, des centaines d’hommes et de femmes traversent le Mexique entassés sur le toit des trains de marchandises. Portés par le rêve d’une vie meilleure, ces voyageurs de mauvaise fortune, originaires du Guatemala, du Honduras ou du Salvador, ont l’espoir de passer la frontière des Etats-Unis.
Pendant les longues semaines que dure le voyage, ils supportent la chaleur, la faim et le froid et sont parfois la proie des cartels, victimes de racket, d’enlèvements ou même d’assassinat…
Le village de La Patrona, au centre du Mexique, est traversé par une des voies de chemin de fer sur lesquelles circulent ces trains.
Il y a une quinzaine d’années, Norma et sa sœur Bernarda n’étaient pas particulièrement sensibles au sort des migrants qu’elles prenaient pour des vagabonds. Mais un jour le train marqua l’arrêt dans le village. Elles ont alors pris conscience de la souffrance de ces voyageurs, parfois très jeunes. Plus tard, un autre train s’arrête sur lequel un jeune homme blessé est inconscient. Alors que ni l’hôpital ni les médecins ne veulent le prendre en charge, bravant la loi, elles le recueillent et parviennent in extremis à le ramener à la vie. Norma a alors une révélation : Voilà le rôle que Dieu lui a confié sur terre.
Depuis, Norma, Bernarda et une dizaine d’autres femmes, nièces, belles-sœurs et cousines, se sont donné pour mission d’aider les migrants. Chaque jour, elles préparent de la nourriture en grande quantité et remplissent des dizaines de bouteilles d’eau.
Et quand siffle le train, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, elles se postent toutes, en ligne, le long des rails.
A lieu, alors, une scène d’une rare intensité...
Chaque jour, des centaines d’hommes et de femmes traversent le Mexique entassés sur le toit des trains de marchandises. Portés par le rêve d’une vie meilleure, ces voyageurs de mauvaise fortune, originaires du Guatemala, du Honduras ou du Salvador, ont l’espoir de passer la frontière des Etats-Unis.
Pendant les longues semaines que dure le voyage, ils supportent la chaleur, la faim et le froid et sont parfois la proie des cartels, victimes de racket, d’enlèvements ou même d’assassinat…
Le village de La Patrona, au centre du Mexique, est traversé par une des voies de chemin de fer sur lesquelles circulent ces trains.
Il y a une quinzaine d’années, Norma et sa sœur Bernarda n’étaient pas particulièrement sensibles au sort des migrants qu’elles prenaient pour des vagabonds. Mais un jour le train marqua l’arrêt dans le village. Elles ont alors pris conscience de la souffrance de ces voyageurs, parfois très jeunes. Plus tard, un autre train s’arrête sur lequel un jeune homme blessé est inconscient. Alors que ni l’hôpital ni les médecins ne veulent le prendre en charge, bravant la loi, elles le recueillent et parviennent in extremis à le ramener à la vie. Norma a alors une révélation : Voilà le rôle que Dieu lui a confié sur terre.
Depuis, Norma, Bernarda et une dizaine d’autres femmes, nièces, belles-sœurs et cousines, se sont donné pour mission d’aider les migrants. Chaque jour, elles préparent de la nourriture en grande quantité et remplissent des dizaines de bouteilles d’eau.
Et quand siffle le train, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, elles se postent toutes, en ligne, le long des rails.
A lieu, alors, une scène d’une rare intensité...
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